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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 12:06

Chères amies,

Ci-dessous, vous trouverez le descriptif d’une des prochaines expositions au Grand Palais, intitulée « Jardins ». J’ai pensé que ce serait un article intéressant à ajouter dans notre site SAFA.
J’en profite pour souhaiter à Karin une très belle nouvelle année, beaucoup de merveilleux moments partagés avec ta famille et tes amies et avant tout la santé pour tous! Encore un très grand merci de toujours donner sans compter à la SAFA, avec le sourire en prime! 
Je vous embrasse toutes bien fort,
Cecelia
 

Mars 2017. Exposition Jardins, au Grand Palais

7 décembre 2016 par André Balbo
 

Du 15 mars au 24 juillet 2017 au Grand Palais, Galeries nationales, accès par le square Jean Perrin.

Dürer, David, Monet, Cézanne, Picasso, Matisse, Magritte, Wolfang Laib...

Michel Foucault écrivit : « Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde et puis c’est la totalité du monde. »

150 ans après la publication de l’ouvrage fondateur d’Arthur Mangin LesJardins : histoire et description, et 40 ans après l’exposition déterminante de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites en 1977, Jardins, "1760-1820. Pays d’illusion, terre d’expérience", l’engouement que suscite le patrimoine vert en France ne se dément pas, avec aujourd’hui 22 000 parcs et jardins présentant un intérêt historique, botanique ou paysager, dont près de 2 000 sont inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

 

image: http://www.evous.fr/local/cache-vignettes/L340xH424/340jar-82990.jpg?1480680220

L’exposition "Jardins", qui entend refléter la diversité du sujet, considère à la fois l’histoire de l’art des jardins et celle des expositions sur ce thème, qui a peu retenu l’attention des institutions culturelles.
 

Claude Monet, Le Déjeuner (détail) vers 1873 Musée d’Orsay, Paris © Photo Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Si sa présence au musée semble fondée sur le paradoxe de sa fragilité et d’une institution dont la fonction et de se jouer du temps qui passe, les liens entre musée et jardin sont en vérité étroits. Lieux de savoir et de plaisir, ils se ressemblent par le fait qu’ils forment des espaces que l’on peut arpenter à son propre rythme.

Le jardin, par définition, serait enclos, délimité au sein d’un territoire, espace mis en scène, et donc reflet du monde.

Ce rassemblement de peintures, sculptures, photographies, dessins, films, ne sera ni une histoire complète de l’art des jardins, ni un état des lieux qui prétendrait à l’exhaustivité. Des notions connexes, comme celle de nature, seront tenues à l’écart d’un propos centré sur son sujet, mais qui entend montrer, comme dans un vaste collage, le jardin comme œuvre d’art totale, qui éveille tous les sens, et poser la question essentielle de la représentation.

Dans ce parcours, où s’entremêlent les histoires de l’art et des sciences, une promenade se dessine où le jardin "réel", ni littéraire ni symbolique ni philosophique s’entend comme un ensemble botanique et une construction artistique.

Cette exposition "Jardins" se concentre sur les expérimentations menées en Europe, et plus particulièrement en France, de la Renaissance à nos jours. Si le jardin médiéval est souvent le point de départ des grands panoramas de la discipline, l’histoire de l’art comme celle de la botanique invitent à privilégier un autre commencement.

À la Renaissance, savants et artistes, animés par une nouvelle démarche critique, relisent les sources antiques, illustrées par la présence inaugurale, dans l’exposition d’une fresque de la Maison du Bracelet d’or de Pompéi, à la lumière d’une observation minutieuse de la plante.

 

image: http://www.evous.fr/local/cache-vignettes/L320xH303/320jar-5f79d.jpg?1480680220

Maison du Bracelet d’Or
 

Ces réinterprétations, accompagnées de véritables révolutions artistiques incarnées par les extraordinaires dessins d’Albrecht Dürer, conduisent aussi à la création à Padoue (1545) du premier jardin botanique.

Si les plantes y sont toujours cultivées pour leur rôle utilitaire, leur rassemblement a désormais aussi une vocation démonstrative et sert de support à l’enseignement scientifique.

L’hortus conclusus médiéval se brise et s’ouvre au monde, avec des jardins qui s’enrichissent des découvertes des grands explorateurs. Il s’ouvre aussi au paysage, entre dans le champ des arts et devient un véritable projet pictural pour des artistes qui disposent, notamment grâce à la perspective, d’outils de représentations inédits et révolutionnaires.

De la petite touffe d’herbe d’Albrecht Dürer au "jardin planétaire" de Gilles Clément, les jeux d’échelles constituent un fil rouge de ce parcours. La visite commence avec la terre, prélude à un vaste ensemble qui met à l’honneur les éléments premiers et le vocabulaire des jardins. Une sélection d’œuvres aux formats et aux matériaux divers évoque ces composantes essentielles.

Échantillons de sols, fleurs et fruits en verre et en plâtre, outils de jardiniers, feront l’objet d’un accrochage dense aux allures de cabinet de curiosité. L’herbier, entendu comme un jardin sec, sera au cœur de ce premier ensemble placé sous le signe de l’inattendu.

Ce vocabulaire laisse progressivement place à la syntaxe. Qu’il soit décomposé, analysé, représenté ou imaginé, le jardin est toujours pensé en lien avec une figure dont la présence rythme l’ensemble du parcours : celle du jardinier.

Peint, sculpté, photographié, ce dernier est mis à l’honneur, depuis les premiers croquis jusqu’aux outils du travail quotidien. Le temps de la conception est abordé grâce à un rassemblement de dessins et de plans. La présentation des évolutions chronologiques se trouve rythmée par des moments propices à la méditation comme autour des Acanthes de Matisse qui parle de ses gouaches découpées comme d’un art qui se construit à la manière d’un "petit jardin".

Les jardins, comme les musées, sont lieu de tous les temps (long, court, alternance des saisons ou éternité. Vus à vol d’oiseau, lieux de rassemblements, du grand domaine royal au parc public, ils sont montrés dans leur dimension collective, évoqués à travers l’histoire de leurs formes et de leurs usages. Lieux de fête et d’amour, de mélancolie et de destruction, soumis aux changements de modes et parfois laissés à l’abandon, ils font l’objet de transferts culturels intenses et sont, par excellence, une forme d’art marquée par l’ambivalence et le passage du temps.

Au sein de cette histoire, plusieurs temps forts sont privilégiés. Le XVIIIe siècle, incarné dans l’exposition par le chef-d’œuvre de Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, occupe une place essentielle dans le parcours. De même, le tournant des XIXe et XXe siècles, quand représenter le jardin devient, pour les artistes, un moyen de mieux appréhender les contours d’un monde changeant et d’explorer le vocabulaire plastique de la modernité, constitue un moment-clé de cette histoire.

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), La fête à Saint-Cloud, huile sur toile, 2,16 x 3,35 m, Paris, Hôtel de Toulouse, siège de la Banque de France.

 

image: http://www.evous.fr/local/cache-vignettes/L650xH413/650jard-b43a4.jpg?1480680220

 

La promenade proposée au visiteur réunira certaines des plus grandes représentations de jardins de cette période propose un parcours immersif parmi des tableaux sans personnage. La déambulation, qui se déroule alternativement dans des espaces figés par les artistes, des captures d’images de jardins à l’instant "t", et dans des ensembles marqués par le 
sentiment du passage du temps, ménage métaphoriquement au visiteur bosquets et grandes perspectives.

Le travail scénographique de l’exposition joue des cadrages et des jeux d’échelles. Il ménage des surprises au visiteur pour transposer, au sein du parcours d’exposition, les contours d’une promenade.

De la terre au jardin planétaire, ce circuit prend de la hauteur et s’achève sur l’image, encore à définir, du jardin de demain et des nouveaux paradigmes artistiques, botaniques et sociaux qui le façonnent. L’exposition entend ainsi 
mettre à l’honneur ceux qui, notamment en France, constituent depuis plus de 30 ans une génération d’exception : jardiniers, paysagistes, auteurs d’initiatives inédites où le jardin est travaillé pour son usage écologique et social, participent à ce rassemblement qui entend lui aussi mêler connaissance et délectation.

80 photographies, présentées durant l’exposition sur les grilles du Jardin du Luxembourg, témoigneront, d’une part, de l’intérêt patrimonial du jardin au travers de grands noms de la photographie et, d’autre part, de sa valeur artistique à travers l’objectif du photographe Jean-Baptiste Leroux, reconnu pour son travail sur les jardins labellisés "Jardin Remarquable".

Le commissariat est assuré par Laurent Le Bon, conservateur général du patrimoine, président du Musée national Picasso, Paris. Sont commissaires associés Marc Jeanson, responsable de l’Herbier national du Museum national d’histoire naturelle ; Coline Zellal, conservatrice du patrimoine, Musée national Picasso, Paris

Jardins, du 15 mars au 24 juillet 2017, Grand Palais, 254-256 rue de Bercy,
75577 Paris cedex 12. Ouverture les dimanche, lundi et jeudi de 10 à 20h ; les mercredi, vendredi et samedi de 10 à 22h, fermeture hebdomadaire le mardi. 13 ou 9€. Informations et réservations www.grandpalais.fr.

 

En savoir plus sur http://www.evous.fr/Mars-2017-Exposition-Jardins-au-Grand-Palais,1191647.html#ZagSkXPCQWoEqMoP.99

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Published by safa1986
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